Jeanne Darbon
Jeanne Darbon est née à Landiras dans le quartier Jannot de Legue (ou Jeanot de Legue) le vendredi 27 août 1852 à 19 heures. Elle est née, comme son grand-père maternel , de père non nommé et est déclarée par la sage-femme Jeanne Tauzin.
Sa mère Marthe Darbon a alors 21 ans. Celle ci se marie 5 mois après la naissance de Jeanne avec Jean Labé scieur de long, de dix ans son ainé, originaire de Illats.
Le jeune couple s'installe d'abord à Landiras où naîtront leurs deux premiers enfants Pierre Osmain en 1854 et Jeanne Léontine en 1857. Puis la famille déménage à Illats où leur dernier enfant né en 1861, prénommé Pierre comme son frère ainé.
Quelques indices permettent de penser que Jeanne sera proche de ses demi-frères et soeur, aura-t-elle considéré Jean Labé comme son père cela est fort possible.
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La famille maternelle Darbon
Ses grands-parents
Son grand-père Pierre Darbon, terrassier , est venu de Saint-Beat dans les Hautes Pyrénées se marier à Landiras. Il décède à 66 ans en 1862 alors que Jeanne a 10 ans.
Sa grand-mère Marguerite Rousset native de Landiras y vit jusqu'au décès de son mari puis part vivre à Bordeaux chez sa fille Jeanne et elle y décèdera en 1891. Jusqu'à ces 10 ans la grand mère de Jeanne vit près de chez elle, elle la retrouvera à Bordeaux après son mariage avec Jules Paquet
Ses oncle, tantes et cousins cousines
Du couple Pierre Darbon/ Marguerite Rousset sont nés 4 enfants en plus de Marthe la mère de Jeanne. Jeanne a donc 1 oncle prénommé Fort et 3 tantes , 3 Jeanne comme elle !
- Jeanne Darbon l'ainée est née à Landiras en 1828. Elle se marie à Bordeaux en 1852 avec Jean Furt, fabricant de cordes, qui a le même âge qu'elle. Ensemble ils ont eu un enfant prénommé Jean , né 17 jours avant le mariage et légitimé le jour du mariage de ses parents. La petite famille vit 183 rue de Lormont (actuelle rue Achard) à Bordeaux. En 1854 vont mourir le 5 et 7 octobre le fils d'abord puis le père.Il n'est pas impossible qu'ils aient succombé au choléra qui sévit à ce moment là en particulier dans ce quartier populaire.
Deux ans plus tard Jeanne se remarie avec Jean Estudie, tourneur natif de Dordogne , qui a le même âge que Jeanne et vit lui aussi rue de Lormont. Un mois après le mariage va naitre leur première fille prénommée Marie Armeria , elle sera suivie deux ans après par Etienne né en 1858.
On retrouve la famille 13 ans plus tard à Clichy , 144 route de la Révolte, où le jeune Etienne trouve la mort en 1871. Il habite avec ses parents.
Quatre ans plus tard Marie Ameria se marie avec un mécanicien, Claude Frederic Van Caneghem. On apprend qu'elle vit avec sa mère toujours route de la Révolte mais au numéro 69 et que son père a disparu depuis 3 ans et l'on ne sait s'il est mort ou vivant. Un premier enfant Louis né à Valladolid 3 mois après leur mariage suivi de 2 filles Jeanne Josephine en 1877 et Frédérique Marie en 1879, nées à Clichy. Le malheur semble poursuivre Jeanne Darbon et sa fille car Marie Armeria perd également son mari âgé de seulement 29 ans quelques mois avant la naissance de sa deuxième fille. Ensuite elles sont perdues de vue.
Jeanne décède le 18 mai 1892 âgée de 64 ans à l'hôpital Lariboisière. Dans son acte de décès son mari Jean Estudie est toujours porté disparu. Son domicile est alors au 2 rue Lecuyer à Saint-Ouen. Cherchant à savoir si elle vivait avec sa fille (que je n'ai plus retrouvé nulle part) j'ai consulté le recensement de 1891 . Jeanne vit alors avec un certain Jacques Louis Crepin ,maçon âgé de 40 ans . Présentés comme tante et neveu..... mais ce Jacques Louis n'est absolument pas son neveu ! Mystère non résolu
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- Jeanne Darbon deuxième du nom. Elle nait également à Landiras le 4 août 1834. Sa vie est beaucoup plus facile à suivre. Elle se marie à 28 ans avec un certain Jean Pascaud, mariage célébré à Illats le 11 septembre 1862 alors que "notre" Jeanne a 10 ans et y assiste surement. Malheureusement 1 an plus tard Jeanne deuxième du nom décède en mettant au monde un enfant mort-né.
- Jeanne Darbon troisième du nom dite Jenny . Encore une personne interessante à suivre ! Elle nait à Landiras en 1837. On la retrouve ensuite à Bordeaux, culottière de son état, où elle met au monde une fille, Jeanne Marguerite née le 30 mai 1859 au domicile de sa mère le 39 rue des Remparts et dont le père est non nommé. Jeanne Marguerite est légitimée à l'âge de 8 ans lors du mariage de ses parents en 1867. En effet "Jenny" se marie le 27 juin 1867 avec Jean Baptiste dit Gustave Audineau marchand sellier. Il a 3 ans de plus que Jenny et a déjà été marié . Il avait épousé en 1861 Felicia Barraud alors âgée de 17 ans fille de propriétaire comme lui. De cette union est née en 1862 une fille Marie Rosalie Audineau. Lors de l'accouchement d'un enfant mort-né la jeune Félicia succombe en 1863 âgée d'à peine 19 ans. Une question se pose Jean Baptiste Audineau est-il vraiment le père de Jeanne Marguerite ?
Quand Jenny se marie elle habite à la même adresse que celui qui devient son mari, au 37 de la rue Saint Sernin. Ils habiteront ensuite au 6 de la rue de Grassi en 1870 où est domiciliée Jeanne Darbon notre aieule et sa nièce, quand elle épouse Jules Paquet. Puis la famille Audineau aménage au 16 cours de Tournon où Jenny va louer des garnis (appartements ou chambres meublés). Elle y reçoit une clientèle plutôt aisée de riches négociants parfois étrangers, de représentants de commerce ou de rentiers voyageurs.
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En 1891 elle habite toujours cours de Tournon, elle y vit avec sa mère Marguerite Rousset et une domestique.La même année Marguerite Rousset décèdera à l'hospice Pellegrin ce qui laisse entendre qu'elle a été malade et hospitalisée. Et c'est au 2 de la rue Chauffour que Jenny Darbon finit ses jours chez sa nièce Jeanne Darbon épouse Paquet le 25 fevrier 1909 âgée de 71 ans.
Sa fille Jeanne Marguerite s'est marié à 17 ans avec un certain Jean Him, boulanger, qui a 45 ans au moment du mariage et elle est partie habiter à Paris .Elle meurt à 32 ans à Paris. Son décès est déclaré par son beau-frère Georges Roquillet lieutenant en garnison à Bordeaux ce qui semble indiquer que la famille s'est déplacée jusqu'à Paris.Ce qui est surprenant c'est que le décès a eu lieu le 25 juillet à 10 heures du matin à Paris. et les obsèques ont lieu le 26 juillet à 16 heures à l'église Saint Bruno de Bordeaux.En fait le train entre Paris et Bordeaux prenait à l'époque entre 8 et 11 heures et l'habitude était de procéder à l'inhumation soit le jour soit le lendemain des décès. Dans l'article de presse annonçant le convoi funèbre on retrouve les familles Audineau,Darbon, Labé et Paquet.
Jenny, Gustave Audineau, leur fille Jeanne Marguerite sont tous inhumés dans le même caveau du cimetière de la Chartreuse.
- Fort Darbon le seul garçon de la famille est le dernier-né. Il né à Landiras le juin 1840. C'est aussi à Landiras qu'il se mariera à l'âge de 21 ans. Son premier enfant est né 6 mois avant le mariage (spécialité familiale) et sera reconnu ce jour là. Enfant vraisemblablement mort jeune car on ne le retrouve pas ensuite ni dans les recensements ni dans les fiches matricules. Un an après le mariage nait un autre garçon prénommé Arnaud ,la famille est alors partie s'installer à Cestas où Fort est scieur de long et résinier.Puis en 1866 nait Jean suivit en 1876 de Pierre. Particularité de ce Pierre Darbon c'est qu'il fera la guerre de 14-18 dans l'aviation et décèdera à son retour de la guerre en 1919.
Quant à Fort il finira ses jours à Cestas à l'âge de 55 ans en 1896.
La famille Labé : une famille recomposée
Après son mariage, Marthe Darbon et Jean Labé vivent d’abord à Landiras, puis s’installent à Illats entre 1857 et 1861. Jeanne connaît ainsi un double ancrage territorial : Landiras, lieu de naissance et de parenté Darbon, et Illats, lieu de construction de la famille Labé.
Ses demi-frères et soeur
- Pierre Osmain LABÉ est né à Landiras le 30 janvier 1854. On sait de lui qu'il mesure 1m70 qu'il est brun aux yeux bleus. Après son service militaire dans les dragons il épouse en 1880 Marie Angèle Biarnes (1863–1955), il restera à Illats jusqu'à son décès en 1933 à l'âge de 78 ans, il exerce le métier de meunier. De cette union naissent deux enfants: Gabriel Pierre (1881-1905) et Marie Gabrielle (1891-1950). A noter que Gabriel Pierre qui décède à 23 ans n'est pas répertorié dans le recrutement militaire ce qui laisse entendre qu'il était de santé fragile.
- Jeanne Léontine LABÉ est également née à Landiras le 15 février 1857.Elle épouse à seulement 17 ans comme Jeanne, Pierre Laluque en 1874, parmi les témoins son oncle Fort et son beau-frère Jules Paquet. Ils auront 5 enfants. Les 2 premiers Pierre (1875-1876) et Marthe (1877-1959) naissent à Illats, puis la famille part s'établir à Preignac où naissent Jeanne en 1880, Pierre André en 1882 et enfin Marguerite en 1889. Jeanne Léontine meurt en 1936 chez sa fille Jeanne à Saint Médard d'Eyrans
- Pierre LABÉ né à Illats le 15 août 1861. Il est plus grand que son frère puisqu'il mesure 1m74 , c'est un brun aux yeux marrons.Il épouse Marie-Louise Biarnes en 1887, même si les deux belles soeurs portent le même nom elles n'appartiennent pas à la même famille. Lors du mariage là encore Jules Paquet est témoin. Le couple s'installe à Bordeaux où Pierre est garçon de magasin. Ils n'auront pas d'enfants. En 1910 à 48 ans il décède à Illats
- Catherine LABÉ (1861–1862), décédée en bas âge.
Les liens avec ses demi-frères et soeurs semblent avoir été forts puisqu'à deux reprises Jules Paquet le mari de Jeanne est témoin de mariage.
Mariage et vie conjugale
Jeanne Darbon épouse Pierre PAQUET, dit Jules en famille le 23 juillet 1870 à Illats.
Elle n'a que 17 ans, vit à Bordeaux chez sa tante Jenny Darbon au 6 de la rue de Grassi alors que Jules à déjà 36 ans et exerce le métier de charron.
Un contrat de mariage est passé à Barsac le 10 juillet chez Maitre Paraire. Elle apporte en dot 200 francs ,un lit moderne en bois de noyer garni de coton blanc, une table de nuit et une armoire en noyer, 6 chaises fines, un lavabo, une table de toilette, une petite glace à cadre doré. A cela s'ajoute du linge : 6 paires de draps de lit en lin, une douzaine de serviettes ouvrées et une nappe assortie et deux douzaines d'essui-mains.
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Le couple s'installe d'abord 6 rue de Grassi au moins jusqu'en 1872 dans le même immeuble que la tante Jenny mais dans un appartement différent. En 1875 à la naissance de Pierre Marcel on les retrouve au 82 rue Ségalier mais ils en partent peu de temps après car non retrouvés dans le recensement de 1876. Pendant 16 ans on ne sait pour l'instant où ils ont habité.En 1891 la famille est installée au 2 de la rue Chauffour où Jeanne va tenir un débit de boisson, donnant sur la place Tartas, activité qu'elle poursuivra après le décès de Jules survenue en 1902 laissant Jeanne veuve à cinquante ans.
Enfants du couple Paquet–Darbon
Le couple a trois enfants, dont les trajectoires marquent l’entrée définitive de la famille dans le XXᵉ siècle.
1. Marthe PAQUET
1873–1950
Elle nait à Illats en 1873, alors que ses parents résident à Bordeaux ; Jules Paquet est en voyage à Cuba au moment de la naissance.
Elle épouse Alphonse Louis Marcel Arnaud employé de commerce en 1894 à tout juste 20 ans et avec qui elle aura 2 enfants
- Émile Arnaud (1895–1958)
- Marcelle Arnaud (1910–2004)
2. Pierre Marcel PAQUET, dit Jolbert
(Bordeaux, 2 février 1875 – Marseille, 13 novembre 1940)
Il s'agit de mon arrière-grand-père.
Il épouse tout d'abord Jeanne Réchou (1879–1938) en 1900 . Le couple qui s'entend mal divorce en 1923.
Trois enfant naissent de cette union
- André Paquet (1899–1991), né avant le mariage et reconnu lors de celui ci
- Marguerite Paquet (1901–1948)
- Marcelle Paquet (1905–1969)
Il se remarie en 1931 avec Marie Angèle Nasi de 25 ans sa cadette.
Après avoir été comptable il mène une carrière de ténor d’opéra, qui l'amènera à voyager en France et à l'étranger, trajectoire exceptionnelle dans la famille.
3. Pierre Émile PAQUET
(Illats, 1877 – Bordeaux, 1935)
Sa trajectoire est similaire à celle de son frère Pierre Marcel .En effet il se marie une première fois avec Marie Adèle Saux en 1910 et en divorce en 1920, après avoir eu un fils
- Pierre Marcel Gilbert Paquet (1911–1977). Il est probable que le père et le fils ne se soit pas bien entendu car au moment du décès de Pierre Émile son fils refusera la succession.
Il se remarie en 1921 avec Fernande Bournazel, également plus jeune de lui mais de seulement 17 ans. Ils auront ensemble 3 filles, les deux premières étant danseuse étoiles
- Jacqueline (1921–2013)
- Christiane (1924–1988)
- Monique (1932–1995)
Pierre Emile voyagera aussi beaucoup pour son métier de voyageur de comme
Fin de vie
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Jeanne finit ses jours chez sa fille Marthe et son gendre Marcel Arnaud au 39 Cité Herman actuelle rue Camena d'Almeida près de Saint Augustin. Elle s'éteint le 4 février 1937 à l'âge de 84 ans.
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Elle est inhumée 2 jours plus tard au cimetière de la Chartreuse au coté de Jules dans le caveau Paquet que l'on peut toujours voir . A ses coté reposent sa fille Marthe et son gendre Marcel Arnaud, leur fille Jeanne Arnaud et le mari de celle ci Roger Claret
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Bertrand Paquet 15 ans

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